L’istikhâra n’est aucunement un moyen de connaître l’insondable, mais une manière d’appeler le bien et de l’avoir en suppliant le Connaisseur de l’insondable. Celui qui s’en acquitte le fait en croyant qu’elle est une voie menant au bien. L’homme ignore ce que recèle l’insondable et ce qui pourrait advenir de lui en décidant de faire telle ou telle chose. C’est pourquoi demande-t-il à Dieu exalté soit-Il d’entériner sa volonté et de faciliter ce qui renferme le bien pour lui.
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Durant les premiers temps de l’Islâm, les musulmans pouvaient suivre n’importe quel avis de leur choix, car ils étaient encore proches de la Révélation et avaient une connaissance de l’arabe, la langue du Coran et de la Sunna, innée. Mais, plus tard, l’exercice de l’interprétation indépendante (ijtihâd) fut tenu pour trop difficile par le commun des croyants, car la relation de ces derniers avec les Textes de l’Islam s’était affaiblie avec le temps, outre le fait que les disciplines fondamentales s’étaient multipliées. Les quatre Imâms, Abû Hanîfa, Mâlik, Ash-Shâfi‘î et Ahmad prirent donc les choses en main, et leur prestige devenant immense et unanime, on ne fut plus autorisé à adhérer à d’autres méthodes d’interprétation des Textes que les leurs.