Durant les premiers temps de l’Islâm, les musulmans pouvaient suivre n’importe quel avis de leur choix, car ils étaient encore proches de la Révélation et avaient une connaissance de l’arabe, la langue du Coran et de la Sunna, innée. Mais, plus tard, l’exercice de l’interprétation indépendante (ijtihâd) fut tenu pour trop difficile par le commun des croyants, car la relation de ces derniers avec les Textes de l’Islam s’était affaiblie avec le temps, outre le fait que les disciplines fondamentales s’étaient multipliées. Les quatre Imâms, Abû Hanîfa, Mâlik, Ash-Shâfi‘î et Ahmad prirent donc les choses en main, et leur prestige devenant immense et unanime, on ne fut plus autorisé à adhérer à d’autres méthodes d’interprétation des Textes que les leurs.
les substances illicites et impures (dans les aliments et les médicaments)
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les substances illicites et impures (dans les aliments et les médicaments)
Le problème des substances et impures dans les aliments et les médicaments ainsi que les diverse questions d'ordre jurisprudentiel qui en découlent préoccupent les musulmans à travers le monde.
En effet, Alcool, gélatine, graisse animale, cholestérol, pepsine… font désormais partie intégrante de notre vie quotidienne. Nombreux sont les aliments et les médicaments qui en contiennent une certaine dose.
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Le problème des substances et impures dans les aliments et les médicaments ainsi que les diverse questions d'ordre jurisprudentiel qui en découlent préoccupent les musulmans à travers le monde.
En effet, Alcool, gélatine, graisse animale, cholestérol, pepsine… font désormais partie intégrante de notre vie quotidienne. Nombreux sont les aliments et les médicaments qui en contiennent une certaine dose.
Le jugement légal de ces nourritures et médicaments repose sur l’analyse minutieuse de deux éléments essentiels :
- L’étude de l’origine de ces substances qui déterminera, à la base, leur caractère licite ou illicite, pur ou impur ;
- L’étude des deux importantes théories jurisprudentielles, la transformation et la dilution, qui déterminera si le processus chimique que subissent ces substances répond aux conditions de la transformation ou de la dilution telles que définies dans la charia.
Pour en savoir plus :
Le rapport entre la Chari’a et le Fiqh
S’il est vrai que la Chari’a a donné naissance au Fiqh, il n’est pas moins vrai que le Fiqh a clarifié et développé la Chari’a. La Chari’a constitue une masse de règles et de méthodes inépuisables. Le Fiqh ne cesse de puiser de la Chari’a, grâce à ses méthodes d’interprétation et de déduction, les réponses à toutes les questions et les solutions à tous les problèmes. La Chari’a comporte des règles rigides, invariables et des règles souples pouvant s’adapter à tous les milieux et à toutes les circonstances.
Le Fiqh est l’instrument d’adaptation de ces règles aux différents problèmes et faits sociaux. Les sources fondamentales du droit musulman sont en principe le Coran et la Sunna. Outre le consensus qui est né à l’époque des compagnons du prophète, le Fiqh a déduit du Coran et de la Sunna des instruments d’analyse et d’interprétation qui deviennent, elles aussi, des sources de droit : Il s’agit du jugement préférentiel (Istihsân), l'utilité ou l'intérêt absolu (al-maslaha al-mursala), la coutume ou l'usage, la prise en compte du principe ou du fait établi (istishab al asl), l'analogie (al-qiyas), la tradition du compagnon, certaines règles non abrogées de la loi ancienne.
Data sheet
- Auteur
- Nazih Hammâd
- Éditeur
- AL HADITH
- Nombre de pages
- 128
- Format
- 21,5 x 14,5 cm
- Couverture
- Souple